Je développe ma créativité grâce à la cuisine

Vous voudriez être plus créatif ou créative, mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Ou bien vous pensez que la créativité, c’est pour les artistes, et que la peinture ce n’est pas votre truc ? Ou alors vous êtes comme moi, vous voulez juste sortir de la routine des repas monotones. Petit à petit, j’ai découvert comment développer ma créativité en cuisinant ! Maintenant, j’invente mes propres recettes, parfois en mélangeant des ingrédients improbables. C’est cette expérience que j’ai envie de partager avec vous aujourd’hui.

Je voudrais vous proposer une méthode simple pour devenir créatif ou créative en cuisine tout en évitant les erreurs que j’ai faites ! Et je suis sûre que vous pourrez réutiliser cette méthode pour développer votre créativité dans d’autres domaines. Alors :

 

On mange quoi ce soir ?

Encoooooooooore la même chose… !!!

Fannys - On mange encore la même chose...

Avant, je ne cuisinais pas vraiment bien. Je faisais fréquemment les mêmes plats, parce que j’étais sûre du résultat, et parce que ça ne me demandait pas trop d’efforts. Cuisiner ne m’apportait pas de plaisir, je le faisais « parce qu’il faut bien manger quelque chose ».

Je n’étais que rarement inventive pour préparer de nouveaux mets, et le résultat était souvent…décevant. Bien sûr, je pouvais suivre de nouvelles recettes, mais je n’avais pas l’impression de créer « mon œuvre culinaire ».

Alors, j’ai décidé de ne plus suivre de recettes, et de libérer totalement ma créativité !

 

La cuisine débridée

Youpiiiii ! Je vais inventer de nouveaux plats !

Fannys - Vive la créativité en cuisinant !

C’est amusant, mais ça ne dure pas longtemps. Après un repas comme ça, je revenais bien vite à mes vieilles habitudes monotones. Parce que le résultat était, comment dire…

Fannys - Résultat d'une créativité en cuisine mal canalisée

« On le mange quand même mais c’est parce qu’il n’y a rien d’autre. » C’était un peu démotivant… C’est comme avec la pâte à modeler quand on est enfant. Au début on déborde d’enthousiasme, on utilise un peu toutes les couleurs, et à tout vouloir mélanger, on se retrouve avec une sorte de boule marron difforme…

Il me manquait en fait deux choses : des techniques culinaires de base et une intuition suffisamment développée.

 

Les étapes pour développer progressivement sa créativité

1/ Choisir une recette qui nous fait envie

Et oui, du coup je suis revenue aux recettes. Ça me permet d’acquérir des techniques, que je pourrai ensuite réutiliser… Bien entendu, il ne s’agit pas de se former à l’art culinaire avec une discipline rigoureuse. Pour choisir quoi cuisiner, il suffit simplement d’écouter son envie au moment présent, et de chercher une recette qui correspond. Avec internet et ses nombreux sites de cuisine, c’est très facile !

Fannys - Suivre une recette de cuisine

Exemple :

La semaine dernière je voulais faire un gâteau, mais je ne savais pas lequel. J’ai eu l’idée de faire un flan (nous verrons plus loin comment reconnaître une idée). Bah…je ne savais pas que pour faire un flan, on faisait chauffer le lait avec la farine avant d’enfourner ! Grâce à la recette, mon flan ressemblait bien à un flan !

 

2/ Ne pas suivre la recette

Eh oui, je ne vous ai pas tout dit : je choisis une recette mais je ne la suis pas complètement… Et c’est là que la créativité se manifeste (canalisée !). Au début, la méthode consiste à ajouter ou remplacer un ingrédient tout en suivant bien le reste de la recette.

Pour cela, on ne se pose pas de question, on commence à cuisiner, et on reste réceptif aux idées. A un moment, peut-être en ouvrant la porte du placard ou du frigo, on va se dire : « tiens, et si je mettais ça ? ». Ou bien il peut s’agir d’un ingrédient qui nous manque, et on va se demander par quoi le remplacer. Ce peut être des épices, des herbes aromatiques, des fruits secs, du yaourt, une farine spéciale, bref n’importe quel aliment qui vous inspire !

Pour avoir l’idée de l’ingrédient à ajouter ou à substituer, mieux vaut ne pas y réfléchir, mais plutôt laisser suffisamment de place dans notre tête pour écouter notre intuition. Autrement dit, on va taire un instant nos pensées (= notre mental qui fait des suggestions) pour laisser le vide nécessaire à la réception de l’idée (= notre intuition). L’idée se reconnaît parce qu’elle est subtile, fugace, volatile, légère… Elle arrive comme un flash, puis le mental la traduit en pensée. Mais attention, le mental va ensuite continuer à fournir des pensées, non plus à partir de l’idée, mais depuis sa base de données en mémoire… Ce qui n’est plus du tout de l’intuition !

Exemple :

Il y a peu de temps, j’ai voulu faire des légumes au vin rouge. C’est un plat que je fais régulièrement en hivers. J’ai eu l’idée de mettre de l’orange…

 

Fannys - Idée d'un nouvel ingrédient et pensées

J’ai mis le zeste, c’était excellent !

Pour aller plus loin, je vous conseille une BD qui parle notamment de l’intuition, et qui m’a beaucoup aidée :  Allô moi-m’aime ? de Lulumineuse et Art-mella. Vous pouvez lire un extrait qui explique justement ce qu’est une idée 😉

Au fur et à mesure que l’on prend confiance en soi, on utilise de plus en plus d’ingrédients qui nous viennent par intuition, on modifie les proportions, on arrête de mesurer… on ne suit plus la recette !

 

3/ Se détacher du résultat

La troisième étape consiste à lâcher prise quant au résultat. L’avantage en s’entraînant à développer sa créativité en cuisinant, c’est que l’enjeu reste faible. On peut rater un plat, ce n’est pas grave, on réussira mieux au repas suivant. Pour lâcher prise plus facilement au début, on peut commencer quand on est seul ou en famille, et pas quand on a des invités !

Il est très important de se détacher du résultat à obtenir, pour pouvoir être libre dans ce qu’on fait. La pression qu’on se met bride la créativité. Alors, on oublie le jugement, on oublie l’auto-critique, et on s’autorise à échouer ! Un gâteau qui n’a pas le goût escompté ? Pas grave ! Et avec un peu d’humour, on peut même rire de nos ratés 😉

Fannys - Suivre son idée !

L’avantage de la méthode que je vous propose, c’est d’y aller petit à petit. En n’ajoutant qu’un ingrédient au début, et en suivant bien le reste de la recette, c’est plus facile d’obtenir un résultat au pire mangeable, au mieux excellent. Mais le résultat n’est pas le plus important. Ce qui compte vraiment, c’est qu’en développant sa créativité, même un petit peu, on augmente progressivement son estime de soi !

Exemple :

Surtout au début (et même encore parfois), il m’est arrivé régulièrement de servir des sortes de bouillies étranges, au goût indescriptible, parce que j’avais cuit ensemble des aliments qui n’ont pas la même durée de cuisson dans un volume d’eau trop important. Et que j’avais rajouté un peu n’importe quoi pour que ce soit mangeable (là on en revient à la boule de pâte à modeler marron et difforme !). Et bien, souvent, la famille trouvait ça tout à fait correct quand même, mais à ne pas refaire avec des invités !

 

4/ S’amuser !

Les enfants sont naturellement créatifs. Alors développer sa créativité, c’est un peu retrouver son âme d’enfant… Ou plutôt, laisser s’exprimer son enfant intérieur ! Autrement dit, pour être créatif ou créative, il faut s’amuser !

Maintenant, je prends plaisir à cuisiner. Je m’amuse avec les différents ingrédients, je rajoute un peu de ci, un peu de ça… Quand j’ai l’idée d’un ingrédient à ajouter, je me sens comme une enfant qui joue à faire de la potion magique ! Sauf que j’utilise des choses comestibles et qu’à la fin, c’est bon 🙂

Fannys - Créativité en cuisinant : comme un enfant qui s'amuse

Exemple :

J’ai fait récemment une sorte de gratin de pommes de terre aux orties. Et bien non, l’ingrédient que j’ai eu l’idée d’ajouter ce n’était pas l’ortie (bah quoi, c’est banal de manger des orties !) mais… des rondelles de cornichons. Étrangement, je rigolais toute seule en cuisinant. Et bien même Belle-Maman a trouvé ça très bon !

 

5/ Déguster !

Et voilà, on a réalisé notre propre « œuvre culinaire » ! Peu importe le goût, ce qu’on déguste, c’est notre petite victoire du quotidien. Une étape de plus vers une Vie Créative et Consciente !

Et si en plus c’est bon et qu’on a des personnes avec qui le partager, alors c’est encore mieux !

Fannys - Miam ! ça change et c'est bon

Exemple :

Tout en rédigeant cet article, je suis en train de déguster un délicieux cake aux fruits secs, dans lequel j’ai ajouté deux ingrédients secrets ! 😉

 

Pour résumer :

  1. Choisir une recette qui nous fait envie
  2. Modifier la recette en suivant son intuition :
    1. au début, ajouter ou changer un seul ingrédient
    2. au fil du temps, modifier de plus en plus les recettes (ingrédients, proportions)
  3. Se détacher du résultat, lâcher prise
  4. S’amuser, retrouver son enfant intérieur
  5. Déguster et apprécier d’avoir développé sa créativité !

 

C’est à vous !

Et vous, avez-vous déjà ajouté ou modifié un ingrédient dans une recette selon votre propre intuition ? Je vous invite à venir me raconter vos expériences, succès et échecs dans les commentaires !

Et si vous avez aimé cet article, vous pouvez le partager pour aider d’autres personnes à vivre elles aussi une Vie plus créative !

 

Avec Amour

F pour Fannys

6 thoughts on “On mange quoi ce soir ? Développer sa créativité en cuisinant !”

  1. Pour moi, c’est exactement ça… la bouillie de la sorcière ! Un peu de ci et de ça et on essaie. Perso, je cherche des recettes, et merci internet, mais je ne réalise jamais ce qui est écrit, c’est plus fort que moi je dois modifier quelque chose… je me découvre un immense plaisir à réunir des ingrédients improbables. Pour être tout à fait sincère, je suis rarement déçue du résultat. Cela a renforcé ma créativité et ma confiance en moi. Quel bien cela fait… en cuisinant si librement, j’ai l’impression de me réaliser.

  2. Juste magnifique…
    cela tombe au bon moment, de tout temps je n’ai jamais aimé cuisiner et je constate de plus en plus que je n’ai vraiment pas beaucoup de plaisir à manger…et pour moi le lâcher prise est une grande difficulté…donc plus qu’à tenter votre expérience du mieux que je peux, un jour après l’autre…MERCI

    super bien écrit et superbement bien illustré…bravo

  3. C’est l’histoire, un dimanche soir quand il faut faire avec ce qu’il y a dans le frigo et les placards…
    Donc c’est l’histoire d’une quiche lorraine… zut, pas de lardons ! Qu’à cela ne tienne je vais utiliser du thon… re-zut, pas de thon ! Tant pis, du maquereau fera l’affaire.
    Donc c’est l’histoire d’une quiche au maquereau… zut, plus d’œufs ! Alors ce sera béchamel. Mais quoi avec la béchamel ?… il y avait des petits pois au congélateur.
    Ce dimanche soir là, nous avons mangé une excellent tarte au maquereau et petits pois et la recette fait désormais partie de nos classique, y compris pour les invités !

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